mercredi 17 décembre 2008



les elections americaines:


Obama, candidat des élites ?




La partie des élites américaines la plus soucieuse de l'image des Etats-Unis à l'étranger (des hommes d'affaires des grands groupes mondialisés, des diplomates, des militaires de haut-rang, des chercheurs et professeurs d'université, etc.) porte sur les années écoulées un jugement sévère. Eux savent bien que les Etats-Unis sortent exsangues des années Bush, et que la restauration de leur image sera une entreprise de longue haleine.

Ils sont inquiets des répercussions idéologiques, commerciales, politiques et stratégiques des deux guerres engagées en Asie, ainsi que des révélations afférentes : utilisation de la torture, prisons secrètes, bavures militaires, etc. Il est frappant de constater que c'est de ce côté que l'on trouve certaines des appréciations les plus négatives sur la politique américaine.

Dès lors, il n'est pas surprenant que ces personnes misent sur Obama pour restaurer l'image de leur pays. Une victoire du Démocrate, espérée par une grande majorité des habitants de la planète, serait saluée universellement, et serait une opération de communication extraordinaire. Voilà que ce pays, si souvent voué aux gémonies, donne une leçon de démocratie en élisant un homme noir ; voilà que le pays de Bush et Cheney est désormais celui de Obama, qui a promis le changement, lui dont l'une des grands mères habite un village du Kenya. De la manière la plus étonnante, les Etats-Unis sont en passe de reprendre la main sur le terrain si important de l'image projetée dans le monde.
Bien entendu, il serait naïf de considérer Obama comme un philanthrope œuvrant pour l'humanité, prêt à engager son pays dans un multilatéralisme débridé. Il est un homme politique, bientôt sans doute un président, attaché aux intérêts de son pays, qu'il ne perdra jamais de vue dans les négociations politiques et commerciales.

Mais sa vision des intérêts de son pays n'est pas la même que celle de son prédécesseur, et elle coïncide plus avec les intérêts du reste du monde. C'est déjà beaucoup.
Dès lors, il n'est pas surprenant que les personnes dont nous parlons s'apprêtent à voter pour Obama. Le colossal trésor de guerre de ce dernier n'a pas été seulement alimenté par des petites donations.

Mais aussi, plus discrètement, par des hommes d'affaires, des grands groupes, par Hollywood aussi. Obama, candidat des élites ? De celles qui sont les plus en phase avec la mondialisation, très probablement.

De ce point de vue, on retrouve la typologie établie par l'historien américain Thomas Ferguson entre les hommes d'affaires qui soutenaient le New Deal de Roosevelt et ceux qui s'y opposaient. D'un côté les représentants des firmes les plus exportatrices ; de l'autre ceux des firmes les plus liées au marché national.

vendredi 28 novembre 2008



Tunisie-UPM-Entreprises

Le premier ministre ouvre la 23ème session des journées de l'entreprise



Le premier ministre, M. Mohamed Ghannouchi, a ouvert, jeudi, à Sousse, la 23ème session des journées de l'entreprise organisée, sous le haut patronage du président Ben Ali et à l'initiative de l'Institut Arabe des Chefs d'Entreprise (IACE), sur le thème "l'entreprise et l'union pour la Méditerranée (UPM) : approches pour un nouvel avenir".
Le premier ministre a indiqué que l'UPM a franchi d'importants pas sur la voie de son édification, à la faveur de l'institution de la co-présidence de cette union et de la création d'une structure permanente, le secrétariat général qui aura pour siège la ville de Barcelone en Espagne.
Il a ajouté que l'UPM présente l'avantage d'avoir accordé une attention particulière à des projets structurants répondant à des priorités de développement au Sud de la Méditerranée. Ces projets fédératerus seront lancés, a-t-il dit, dans les domaines de l'eau, des "autoroutes de la mer", de l'environnement, de l'énergie solaire, du transport, de la formation et de l'enseignement.
Il a relevé, toutefois, que l'Union gagnerait à être plus cohérente en précisant davantage les mécanismes de financement devant accompagner l'exécution de ce projet et à opter pour des instruments de financement similaires à ceux en vigueur en Europe, à l'instar des fonds structurels européens, notant que les resssources financières mobilisées dans le cadre du réglement MEDA ne sont pas suffisants.

mardi 25 novembre 2008



Dr Abdulaziz Altwaijri reçu au Palais de Carthage
Considération au Chef de l’Etat pour son appui à l’Isesco


Les programmes de l'Organisation islamique pour l'éducation, les sciences et la culture (Isesco) ont été au centre de l'audience que le Président Zine El Abidine Ben Ali a accordée, hier en fin de matinée, au Dr Abdulaziz Altwaijri, directeur général de cette organisation.
Le Dr Altwaijri a déclaré, à l'issue de la rencontre, que l'Isesco, qui soutient l'appel du Président Zine El Abidine Ben Ali à placer l'année 2010 sous le signe de "l'année mondiale de la jeunesse", œuvrera à mobiliser le soutien à "cet appel louable dont a besoin le monde d'aujourd'hui".
Le directeur général de l’Isesco a indiqué avoir présenté au Chef de l’Etat le programme de la conférence internationale sur "Les questions de la jeunesse dans le monde islamique : enjeux du présent et défis du futur", ainsi que les activités prévues par l’Isesco, l’année prochaine, à l’occasion de la célébration de "Kairouan, capitale de la culture islamique", ainsi que les préparatifs relatifs à la tenue du congrès général de l’Organisation islamique de l’éducation, des sciences et de la culture au cours de l’année prochaine à Tunis, sous le haut patronage du Président de la République.
Le directeur général de l’Isesco a exprimé ses remerciements et sa considération au Chef de l’Etat pour son soutien et son appui à l’Organisation, de manière à l’aider à accomplir sa mission au service de l’action islamique commune.
La rencontre s’est déroulée en présence du ministre d’Etat, conseiller spécial auprès du Président de la République et porte-parole officiel de la Présidence de la République.