lundi 13 avril 2009

مجرد راي





هل تمهد قمة الدوحة لخريطة طريق عربية واضحة ؟




من المؤكد أن القمة العربية الحادية والعشرين التي تستضيفها الدوحة ستشكل تحدياً واضحاً للعرب بالنظر إلي القضايا والأزمات الراهنة التي تواجه الأمة العربية ومن الأكيد أن لا سبيل أمام القادة العرب إلا الخروج بقرارات شجاعة تؤكد أن الأمة العربية لاتزال بخير وان قادتها علي قدر التحدي وان ذلك يتطلب أن يستجيبوا لنبض الشارع العربي الذي لن يقبل إلا بقرارات واضحة تكون خريطة طريق للخروج من
.الأزمات الراهنة التي تفاقمت وأصبح العرب متفرجين عليها بل مجبرين علي التعامل معها رغم إدراكهم عواقبها
فكل الشعوب العربية والإسلامية تتطلع لمواقف إيجابية يتخذها القادة العرب من خلال قمة الدوحة التي أكملت دولة قطر استعداداتها لإنجاحها حتى تكون قمة قرارات وانجازات واضحة خاصة أن هناك انفراجاً واضحاً في الساحة العربية أصبح عاملا إيجابياً أساسياً من خلال تطبيع العلاقات بين سوريا من جهة ومصر والسعودية من جهة أخرى بناءا علي لقاءات الكويت والرياض.من الواضح أن هناك تحديات كثيرة ومتشعبة تواجه العرب وهم مقبلون علي قمتهم وفي مقدمتها قضية فلسطين والوضع في السودان بعد إصدار الجنائية الدولية مذكرة توقيف الرئيس السوداني عمر البشير والوضع في الصومال إضافة إلي تفعيل قرارات وتوصيات قمة الكويت الاقتصادية لذلك فإن القادة مطالبون بقرارات حاسمة باعتبار أن الوضع يتطلب ذلك وأن الوقت قد حان لكي يكون للعرب كلمة قوية ومسموعة في قضاياهم وأزماتهم التي تولتها جهات خارجية لها أهداف وغايات خاصة بها تريد من خلالها تمريرها علي العرب.إن الاستعدادات والترتيبات التي وضعتها دولة قطر للقمة تؤكد مدي حرصها علي أن تكون قمة تحد وقرارات وأن ذلك لن يتم إلا بموقف عربي موحد وأن دولة قطر ومن خلال مواقفها الإيجابية تجاه القضايا العربية المختلفة لحريصة أشد الحرص علي إنجاح هذه القمة لأن في نجاحها نجاحاً لكل العرب ولذلك فليس هناك بديل إلا إنجاح القمة التي يجب أن تشكل فاصلاً تاريخياً جديداً في العلاقات العربية-العربية بمواجهة القضايا الراهنة التي كانت تشكل عقبة في تطبيع هذه العلاقات.من المهم أن يتذكر القادة العرب وهم مقبلون علي قمة الدوحة المآسي التي يتعرض لها القدس و سعي إسرائيل إلي تهويدها وان يتذكروا ما يتعرض له الفلسطينيون في قطاع غزة من حصار وتجويع و ملف المصالحة الفلسطينية الذي ما زال متعثرا إلى حد أن القاهرة أجلت دعوة الفصائل إلى مطلع افريل المقبل، مما يرجح أن ملف المصالحة الفلسطينية عليه انتظار هذه القمة وما سيخرج عنها من قرارات وتسويات عربية شاملة.
وان يتذكروا أيضاً معاناة الشعب الصومالي على ضوء المصالحة التي أتت بشيخ شريف أحمد رئيسا للبلاد،رغم انتمائه السابق للمحاكم الإسلامية ووقوف قوى إقليمية وراء هذه المصالحة، الصومال ما زال بحاجة إلى عون واسع ومستمر لفترة طويلة مقبلة حتى تؤتى ثمارها وتنهى صراعهم. وهنا يأتي دور العرب ومسؤوليتهم القومية والإسلامية. و لا يمكن إغفال أزمة دارفور والتي أدخلت السودان شعباً ورئيساً وحكومة في نفق العقوبات والمحاكم الدولية .
إن التذكير بحجم هذه الأزمات والمآسي يجب ألا يكون من أجل التذكير فقط وإنما أن يواجه بقرارات عربية جماعية تؤكد أن العرب قادرون علي التحدي بإيجاد حل ناجع لهذه الأزمات.إن أنظار العالم كلها تتجه إلي هذه القمة خلال الفترة المقبلة وتتطلع لمعرفة أين يسير القادة العرب بهذه الأزمات التي تتطلب خريطة طريق عربية خاصة وأن الدوحة قد مهدت للعرب هذه الخريطة بمواقفها الواضحة و أكدت أنها قبلت التحدي لاستضافة قمة عربية غير عادية تعقد في مرحلة مفصلية من تاريخ العرب.

mercredi 11 mars 2009


Proche-Orient


Mini sommet arabe à Ryad
Un mini sommet se tient ce mercredi à Ryad, en Arabie Saoudite. Le roi Abdallah a invité les présidents syrien et égyptien auxquels pourraient se joindre l'émir du Qatar et le roi Abdallah de Jordanie. Les dirigeants discuteront de questions d'intérêt commun et prépareront le terrain au sommet de la Ligue arabe qui doit se tenir le 30 mars à Doha, selon des sources diplomatiques à Ryad

En invitant simultanément Bachar al Assad et Hosni Moubarak, le roi Abdallah confirme un tournant diplomatique amorcé le 19 janvier, lors du sommet de Koweit, à l'issue des 22 jours de bombardements sur Gaza.
Le souverain saoudien réunit autour de lui son plus fidèle allié, le chef de l'Etat égyptien et son homologue syrien, mis au ban depuis l'assassinat en février 2005 de Rafic Hariri, l'ancien Premier ministre libanais.
Quatre ans plus tard, l'Arabie Saoudite, en perte de vitesse face à l'offensive diplomatique qatarie, forte de l'accord de Doha du 21 mai 2008 sur le Liban, et face à l'expansionnisme idéologique de l'Iran, veut resserrer les rangs avant le sommet de la Ligue arabe prévu le 30 mars au Qatar.
A l'heure où les Américains prennent langue avec Damas, le monarque saoudien ne pouvait faire moins. Mais il veut aussi recréer l'unité derrière son initiative de paix au Proche-Orient.
A Koweit, le roi Abdallah avait lancé : « Israël doit réaliser que le choix entre la guerre et la paix ne sera pas éternel et que l'initiative arabe actuellement sur la table ne le sera pas indéfiniment ».
Rappelons que l'initiative saoudienne, relancée en 2007, propose la normalisation des relations entre Israël et les pays arabes en échange du retrait israélien des terres occupées depuis 1967, de la création d'un Etat palestinien avec Jérusalem-Est pour capitale et un règlement du problème des réfugiés palestiniens. Sans la rejeter, Israël n'a jamais donné suite à cette initiative.

Une fusillade dans un collège allemand fait 17 morts

Au moins 16 personnes ont été tuées mercredi matin lorsqu'un jeune homme de 17 ans a tiré sans distinction dans un collège technique de Winnenden, près de Stuttgart, au sud-ouest de l'Allemagne. L'auteur des tirs a également trouvé la mort, tué par la police. La fusillade s'est produite vers 9 h 30. Le meurtrier identifié par la police comme étant Tim K., un élève de l'établissement, a ensuite filé, armé d'un pistolet-mitrailleur, en direction du centre-ville, en partie bouclé par la police. Dix élèves âgés de 16 à 17 ans et trois enseignantes sont morts. Dans sa fuite le forcené a tué trois passants. Il s'est ensuite emparé d'une voiture, en chassant le chauffeur, et a été intercepté une quarantaine de kilomètres plus loin. Il est mort dans un échange de coups de feu qui a suivi. Cette tuerie rappelle à l'Allemagne le cauchemar du 26 avril 2002 lorsque 16 personnes (dont 12 enseignants) avaient été assassinées dans un lycée d'Erfurt, dans l'est du pays, par un élève en échec scolaire, âgé de 19 ans, qui s'était ensuite donné la mort. En novembre 2006, un drame similaire avait été évité de peu à Emsdetten, au nord-ouest du pays, lorsqu'un ancien élève dépressif, vêtu de noir et bardé d'explosifs, avait pris d'assaut le collège de la ville et blessé 37 personnes avant de se suicider.

lundi 23 février 2009

Sarkozy prépare le retour de la France





Au sommet de Munich, Nicolas Sarkozy a défendu la réintégration dans l'Alliance et donné un nouvel élan à la coopération militaire Franco-Allemande

Le retour attendu de la France dans le commandement intégré au sein du conseil des ministres de la défense et du comité militaire de l'Otan (l’Organisation du traité de l’Atlantique nord) et l'annonce symbolique du stationnement sur le sol Français d’un bataillon Allemand dans le cadre de la brigade Franco-Allemande ont permis à Nicolas Sarkozy de se présenter face à la nouvelle administration Américaine comme le chef d'une Europe de prendre ses responsabilités sur la scène internationale.
La rencontre annuelle de Munich consacrée aux questions de sécurité était une étape dans la préparation du sommet de l'Alliance Atlantique qui aura lieu au début Avril à Strasbourg et à Kehl. Le président Français a fait une claire allusion au retour de son pays dans les structures du commandement intégré de l'Otan, que le général de Gaulle avait quittées en 1966, en pleine guerre froide.
Nicolas Sarkozy a déclaré «L'alliance avec les États-Unis et l'alliance avec l'Europe ne mettent pas en cause l'indépendance de mon pays La France a souvent été soupçonnée de vouloir affaiblir l'Otan. C'est injuste», en ajoutant « En France, on faisait croire que l'Otan était une menace pour notre indépendance, et personne ne se demandait pourquoi nous étions les seuls à nous poser la question !»
Le chef de l’état Française a par ailleurs annoncé que, pour la première fois depuis la Libération en 1945, un bataillon allemand de la brigade Franco-Allemande serait basé en France, à Illkirch, près de Strasbourg. Il a placé sa décision dans le cadre du renforcement d'une défense Européenne nécessairement complémentaire de l'Otan.
La décision du gouvernement français de se faire à nouveau représenter en permanence dans plusieurs des organismes militaires de l’Alliance Atlantique n’est pas passée inaperçue dans les autres pays Occidentaux. Elle y a été saluée comme un retournement majeur de la politique Française.

lundi 2 février 2009

Au terme d’un sondage réalisé par les journaux mauritaniens Le Quotidien de Nouakchott et Essahafa


Le Président Ben Ali, Homme de l’année 2008 en Afrique


Le Président Zine El Abidine Ben Ali a été choisi "Homme de l'année 2008 en Afrique" au terme d'un sondage réalisé, pour la première fois, en décembre 2008, par les journaux mauritaniens, Le Quotidien de Nouakchott et Essahafa.
L'ambassadeur de Tunisie en Mauritanie a reçu la médaille de l'"Homme de l'année 2008" et l'attestation y afférente, au cours d'une cérémonie organisée à Nouakchott le 22 janvier. Ont pris part à cette cérémonie les représentants des médias locaux et internationaux, des intellectuels, des amis de la Tunisie et des représentants d'associations et organisations ainsi que des compétences tunisiennes et des hommes d'affaires des deux pays.
Dans des allocutions prononcées à cette occasion, M. Moussa Ould Samba Sy, directeur de publication du Quotidien de Nouakchott et M. Mohamed Ould Khayatt, directeur de publication d’Essahafa, ont présenté les critères fixés pour le choix de la personnalité de l’année 2008 en Afrique.
Ils ont à, ce propos, mis en exergue les qualités du Président Ben Ali, saluant la politique judicieuse qu’il mène en Tunisie depuis l’avènement du Changement du 7 novembre 1987.

Un signe de reconnaissance

Ils ont également passé en revue les multiples acquis et réalisations accomplis en Tunisie dans tous les domaines et qui lui ont permis d’occuper des positions trés avancées, comme en témoignent les rapports des institutions internationales, et de s’ériger en modèle et en exemple à suivre, sur la scène régionale et internationale.
De son côté, l’ambassadeur de Tunisie à Nouakchott s’est félicité de cette initiative, la première du genre en Mauritanie et dans la région, soulignant que ce choix est un signe de reconnaissance au Président Ben Ali pour ses efforts soutenus visant à élever la Tunisie aux plus hauts niveaux et pour son action résolue en faveur de l’instauration des valeurs de solidarité et d’entraide.
Il a, par ailleurs, mis l’accent sur la solidité des relations tuniso-mauritaniennes, réaffirmant la volonté de renforcer le partenariat entre les deux pays.
Le journal Le Quotidien de Nouakchott souligne, dans son compte rendu, que dans leurs réponses, les personnes ayant participé au sondage ont choisi le Président Ben Ali parce qu’elles estiment qu’il a su mobiliser son peuple pour construire patiemment et courageusement le modèle qui fait aujourd’hui école.

Une vision exceptionnelle
Le journal écrit que l’économie tunisienne a occupé le premier rang africain et le cinquième à l’échelle du monde arabe, en termes de compétitivité, grâce au développement de 12 secteurs stratégiques, dont, notamment, les institutions, l’infrastructure, la stabilité macroéconomique, l’enseignement, l’emploi, le marché financier, la maîtrise des technologies et la promotion du climat des affaires.
Le journal ajoute, "qu’en deux décennies, la Tunisie a réussi, sans crise et sans heurts, à moderniser toutes ses institutions pour s’inscrire dans le peloton de tête des pays émergents".
"Le modèle de développement global que le Président Ben Ali a fondé en Tunisie, poursuit le journal, est le symbole d’une vision exceptionnelle qui a toujours su prendre date avec l’histoire, pour que l’ensemble des Tunisiens demeurent à l’avant-garde de toutes les évolutions et de toutes les transformations, prêts à faire face à toutes les crises."
Les deux quotidiens mauritaniens ont diffusé, textes et photos à l’appui, la cérémonie de remise de la médaille de l’"Homme de l’année 2008". Le Quotidien de Nouakchott a, par ailleurs, publié une biographie du Président de la République.
La télévision et les stations de radio mauritaniennes ainsi que les sites web des deux quotidiens mauritaniens ont diffusé de larges extraits des allocutions prononcées au cours de cette cérémonie.

mardi 27 janvier 2009


Nasser - Nasrallah : même combat ?


Alors que l’Egypte commémore le cinquantième anniversaire de la nationalisation du canal de Suez, certains partis d’opposition et des éditorialistes égyptiens osent la comparaison Gamal Abdel Nasser / Hassan Nasrallah.
Ils mettent sur le même plan le mythique président égyptien, qui fit partie du "mouvement des non-alignés" et résista aux grandes puissances occidentales, et Hassan Nasrallah, chef du Hezbollah qui tient tête à Israel pendant que les gouvernements arabes de la région n’agissent pas militairement par peur de déplaire à Washington et pour éviter une guerre régionale dévastatrice.
Hier après-midi, une énième manifestation était organisée devant le Syndicat des Journalistes pour mettre en avant cette comparaison, à l’initiative du parti d’opposition Karama. Dans une ambiance bon enfant, les manifestants chantaient leurs slogans sous l’oeil fatigué des policiers anti-émeutes qui vérifiaient que personne ne dépasse le trottoir… tout en battant du pied au rythme des slogans entraînants. Chez les manifestants, c’était quasiment la fête : le mégaphone passait de main en main (dommage qu’ils aient oublié de mettre les piles et qu’il fut donc sans effet) et on en venait presque à danser. Les manifestations ne sont permises en Egypte que depuis quelques années et l’ambiance "Tous ensemble !" est donc encore une nouveauté. Ils ne manquait plus que les stands de merguez pour que la fête soit complète.

Evidemment, j’ai trouvé ça un peu moins festif en écoutant les slogans en arabe. Hosni Moubarak et le roi Abdallah d’Arabie Saoudite étaient accusés de traîtrise, et les manifestants appelaient les soldats égyptiens à se déployer (tant qu’on ne risque pas sa peau soi-même…). Ils scandaient les noms des pays de la région, entrecoupés du refrain "Tous arabes". Partout, on agitait des drapeaux libanais faits maison et de petites pancartes mettant côte à côte Nasser et Nasrallah.
Le magazine du parti Karama vient d’ailleurs de mettre en Une un portrait du chef du Hezbollah titré "Nasrallah, sur les traces de Nasser" tandis qu’un autre journal d’opposition a publié un supplément sobrement intitulé "Nasser 1956 - Nasrallah 2006 : nous nous battrons et ne nous rendrons pas". Nasrallah y est décrit comme l’incarnation de la fierté et du nationalisme arabe, qui parle de guerre pendant que les gouvernements arabes, lâches (ou plus réalistes), parlent de paix. Le président Hosni Moubarak a déclaré au journal Al-Gomhuriyya que l’Egypte ne s’impliquerait pas militairement car "le temps des aventures extérieures (était) terminé" et que le pays avait trop besoin de "développement, de services, d’emplois et de logements" pour dépenser le budget des Egyptiens dans une guerre "qui n’est pas leur guerre".
La manifestation a été suivie d’une conférence de presse annoncée au troisième étage, mais personnellement j’en ai compté au moins sept, qu’il a fallu monter à pied (c’est le Syndicat des journalistes égyptiens, pas le Pentagone). L’occasion de me rappeler que le journalisme et un métier de sportif de haut niveau, et que les collègues qui fument n’arriveront jamais à temps pour être au premier rang (certains se reconnaîtront).
Après quinze minutes d’attente pendant lesquelles des manifestants tentaient desespérément de faire tenir droit le portrait de Nasrallah qui s’obstinait à piquer du nez sur le mur, nous avons pu assister à la projection d’un film de propagande sur la vie de Nasser. Celui-ci aurait sans doute été surpris de voir les spectateurs saluer de vigoureux "Allah akbar !" (Dieu est grand) les images de la nationalisation du canal de Suez. Les mêmes spectateurs étaient pour leur part fort surpris de voir dans le film un défilé de femmes égyptiennes soldates en petits hauts décolletés. Une autre époque…

mercredi 17 décembre 2008



les elections americaines:


Obama, candidat des élites ?




La partie des élites américaines la plus soucieuse de l'image des Etats-Unis à l'étranger (des hommes d'affaires des grands groupes mondialisés, des diplomates, des militaires de haut-rang, des chercheurs et professeurs d'université, etc.) porte sur les années écoulées un jugement sévère. Eux savent bien que les Etats-Unis sortent exsangues des années Bush, et que la restauration de leur image sera une entreprise de longue haleine.

Ils sont inquiets des répercussions idéologiques, commerciales, politiques et stratégiques des deux guerres engagées en Asie, ainsi que des révélations afférentes : utilisation de la torture, prisons secrètes, bavures militaires, etc. Il est frappant de constater que c'est de ce côté que l'on trouve certaines des appréciations les plus négatives sur la politique américaine.

Dès lors, il n'est pas surprenant que ces personnes misent sur Obama pour restaurer l'image de leur pays. Une victoire du Démocrate, espérée par une grande majorité des habitants de la planète, serait saluée universellement, et serait une opération de communication extraordinaire. Voilà que ce pays, si souvent voué aux gémonies, donne une leçon de démocratie en élisant un homme noir ; voilà que le pays de Bush et Cheney est désormais celui de Obama, qui a promis le changement, lui dont l'une des grands mères habite un village du Kenya. De la manière la plus étonnante, les Etats-Unis sont en passe de reprendre la main sur le terrain si important de l'image projetée dans le monde.
Bien entendu, il serait naïf de considérer Obama comme un philanthrope œuvrant pour l'humanité, prêt à engager son pays dans un multilatéralisme débridé. Il est un homme politique, bientôt sans doute un président, attaché aux intérêts de son pays, qu'il ne perdra jamais de vue dans les négociations politiques et commerciales.

Mais sa vision des intérêts de son pays n'est pas la même que celle de son prédécesseur, et elle coïncide plus avec les intérêts du reste du monde. C'est déjà beaucoup.
Dès lors, il n'est pas surprenant que les personnes dont nous parlons s'apprêtent à voter pour Obama. Le colossal trésor de guerre de ce dernier n'a pas été seulement alimenté par des petites donations.

Mais aussi, plus discrètement, par des hommes d'affaires, des grands groupes, par Hollywood aussi. Obama, candidat des élites ? De celles qui sont les plus en phase avec la mondialisation, très probablement.

De ce point de vue, on retrouve la typologie établie par l'historien américain Thomas Ferguson entre les hommes d'affaires qui soutenaient le New Deal de Roosevelt et ceux qui s'y opposaient. D'un côté les représentants des firmes les plus exportatrices ; de l'autre ceux des firmes les plus liées au marché national.